Mes plus belles randonnées

Kia Ora tout le monde! La plupart d’entre nous sont enfermés depuis au moins trois semaines, alors aujourd’hui je vous emmène avec moi prendre un grand bol d’air pur et frais. Et c’est aussi un cadeau pour quelqu’un dont c’est l’anniversaire aujourd’hui. Dernière étape en Nouvelle-Zélande, je vais vous parler des deux plus belles randonnées que l’on a faites.

Roys Peak

La première des deux randonnées dont je vais vous parler se situe à côté de Wanaka. Un peu de géographie d’abord. Wanaka est une ville située au centre de l’île du Sud, dans la région d’Otago, à proximité de Queenstown qui est bien plus connue. Nous avons choisi de nous arrêter là plutôt que à Queenstown sur les conseils d’une personne qui a passé plusieurs mois en Nouvelle-Zélande. Sans aucun regret! Wanaka est situé au bout du lac du même nom. C’est un immense lac naturel (lac glaciaire), qui fait 42km de long. Le nom de la ville et du lac est d’origine Maori mais il a été corrompu. Le mot originel est Oanaka qui signifie « le lieu d’Anaka ». Il était le chef de l’iwi (clan/tribu/groupe de tribu) local. Sur le lac, il y a plusieurs îles. Elles sont des sanctuaires pour la biodiversité locale, dont le Râle wéka qui comme ses copains les kiwis est incapable de voler. C’est un oiseau très intelligent. Il y a un proverbe Maori qui dit « quand le wéka brise un piège, il ne reviendra pas ». La ville est plutôt récente. Il n’y a pas de vieux bâtiments comme on peut en voir en Europe. Il y a plein de bars sympas. On les a testé pour vous, ils sont top! Il y a à la sortie de la ville un musée des plus étranges, le musée du jouet et des transports. Il y a vraiment de tout dans cet endroit, des jouets de toutes sortes, mais aussi des camions de pompiers, des voitures de cinéma, des avions et même un tank. On a bien rigolé pendant la visite. Il faut dire aussi que mon compagnon de voyage est un pitre.

Bon revenons à nos moutons, la randonnée de Roys Peak. On ne va pas se mentir, on en a chié. Faire la fête la vieille d’une bonne randonnée, n’était pas l’idée la plus brillante que l’on ait eu. Roys Peak fait 16km aller-retour et 1300m de dénivelé positif. La randonnée est assez difficile surtout au début, c’est plutôt raide. Le chemin n’est pas des plus sympathiques. C’est une grosse piste pour les 4×4. C’est une randonnée très fréquentée car elle est proche de Wanaka, facile d’accès et offre un panorama magnifique. C’est pour ces raisons que l’on voit des personnes monter absolument pas équipées pour. C’était parfois ridicule. Qui va faire 16km de rando en tong?? Au cours de la montée comme il n’y a rien de bien passionnant devant nous, on passe son temps à s’arrêter pour regarder le paysage. Plus on grimpe, plus on voit les montagnes lointaines et l’immensité du lac. Le sommet est à 1578m. En haut, il ne faisait vraiment pas chaud, il y avait du vent et le temps était couvert. Mais la vue vaut vraiment le coup. C’était juste magnifique et je pense encore plus car il ne faisait pas beau. Cela donnait un côté mystérieux. Je vous laisse apprécier en image.

Lac de Wanaka depuis Roys Peak

Avalanche Peak

Nous voilà parti pour étape absolument pas prévue au programme de base, mais le temps horrible du mont Aoraki/Cook nous a incité à faire autre chose. Et franchement, on a vraiment gagné au change. Nous nous sommes rendus au parc national d’Arthur’s Pass (le col d’Arthur), fondé en 1929. Il s’agit d’un des trois premiers parcs de Nouvelle-Zélande. Il est situé sur l’un des seuls passages pour traverser la chaîne de montagne de l’île. Son nom lui vient du géomètre Arthur Dudley Dobson, qui a découvert le passage en 1864. Bon ça, c’est la partie occidentale de l’histoire. Cela faisait déjà des centaines d’années qu’il était utilisé par les chasseurs Maori mais son nom, s’il en avait un, c’est perdu dans les méandres de l’histoire. Dans ce parc, de nombreuses rivières prennent leur source dont la Waimakariri, l’une des plus importante de l’île. Un train emprunte ce chemin pour relier Christchurch (côte Est) à Greymouth (côte Ouest). Le trajet fait 223km et dure 5h. Si vous ne faites pas comme nous ce choix à la dernière minute. Ce voyage en train vaut vraiment le coup, les paysages sont magnifiques.

Nous voici donc arrivés au camping du village, le plus spartiate que l’on ait fait depuis le début du voyage. Pas de douche. Un seul WC sans lumière, mais propre et avec du papier. C’est notre dernier jour de camping, ah ben on s’en souviendra. 0°C voilà la température que nous avons eu durant toute la nuit. Pour rappel, nous sommes à la fin du mois de février, ce qui correspond à la fin du mois d’août pour l’hémisphère Nord. Après cette nuit rafraîchissante, nous avons fait un tour au centre d’accueil du parc car la météo n’était pas vraiment engageante. On nous a dit que le sommet serait découvert vers 14h. Nous allons donc devoir attendre avant de partir.

10h top départ. Altitude de départ 737m. Nous empruntons le Scotts track. Rappelez vous, je vous avez dit que on avait trouvé Roys Peak dure mais à côté de celle-là du pipi de chat. 1100m de dénivelé positif sur 3,5km. Ce n’est pas un kilomètre vertical mais presque. On a plus l’impression de monter un escalier que de marcher sur un sentier. Au début, on est dans les arbres puis assez rapidement, on passe au-dessus de cette zone. Le paysage est magnifique, malgré les nuages sur les hauteurs. Nous arrivons enfin dans une zone plus agréable, avec un sentier. Mais c’est reculer pour mieux sauter. La dernière partie est aussi abrupte que la première mais en plus vous marchez sur une crête avec un précipice de chaque côté. Et pour couronner le tout, il avait neigé pendant la nuit donc il y avait des zones glissantes. Mais la récompense vaut bien toutes ces difficultés. Il est 14h et le ciel se dégage. Le paysage est extraordinaire. Vraiment aucun regret d’avoir choisi cette destination au dernier moment. Pour la descente, nous avons pris le sentier Avalanche Peak track car il nous semblait « moins escalier ». C’était juste un tout petit peu vrai. Concrètement, on met autant de temps à descendre que à monter car le chemin n’est pas très praticable. Malheureusement pour vous, je n’ai pas fait beaucoup de photos, j’ai plus profité que pris des photos. Je vous mets mes plus belles.

Quelques personnes au sommet mais nous sommes surtout accueillis par trois kea. Le kea est un perroquet alpin, le seul au monde. Il a une très large zone de vie qui s’étend depuis le col jusqu’aux sommets enneigés. Les juvéniles ressemblent énormément aux adultes mais ils ont le contour de l’oeil jaune, qui est noir chez les adultes. Ils sont de couleur vert foncé. Mais quand ils déploient leurs ailes, on voit du rouge et du bleu. Et vous pouvez vous aussi les admirer grâce à la rapidité de Séb. Ils sont beaux mais ceux sont surtout des sacrés coquins. Ils sont vraiment très intelligents. Quand ils ont faim ou qu’ils s’ennuient, malheur à vous si vous avez laissé vos affaires traînées. Ils arrivent à ouvrir les sacs, enlever les joints des vitres des voitures ou le bouchon des pneus. En 2017, ils ont fait la une de la presse. Toutes les nuits, ils déplaçaient les cônes de signalisation du chantier du Homer Tunnel pour les mettre au milieu de la route. Les premiers temps, les ouvriers se demandaient vraiment qui pouvaient faire ça. Ils ont été bien surpris en découvrant que c’était les kea.

J’espère que ces trois morceaux de Nouvelle-Zélande vous auront plut. A partir de maintenant, nous allons principalement parler de la Polynésie française et pendant un long moment.

Bon vent!

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