Parc national de la Gaspésie – Mont Jacques Cartier

La Gaspésie

Allô (Salut en québécois) tout le monde! Dans cet article, nous allons nous instruire, parler d’environnement et je vous raconterai ma randonnée pour monter au Mont Jacques Cartier. Je voulais de l’aventure, j’ai été servi ;-). 

Histoire

La Gaspésie est une région du Québec. Elle se situe à sa pointe. Son nom vient d’un mot micmac gespeg qui signifie « là où la terre finie ». Les micmac sont le peuple amérindien qui habitaient la région avant l’arrivée des européens. En premier lieu Jacques Cartier, qui visita la région et en pris possession pour le roi de France le 24 juillet 1534. Les français ont essayé de coloniser la Gaspésie en partant d’enclave de pécheurs mais le succès ne fût pas au rendez-vous. Il s’en suit de nombreuses années de guerre contre nos meilleurs ennemis, qui ont finalement conquit l’ensemble de l’Amérique du Nord. Par la suite, la Gaspésie était une région très peu peuplé, il a fallu attendre les années 1780 pour voir arriver de nouveaux habitants de divers horizons (Acadiens, Loyalistes, Micmacs, Québécois, immigrants des îles britanniques). La suite de l’évolution de la région se fît à l’aide du développement des voies commerciales. La Gaspésie produit alors des ressources marines comme le hareng et le homard et profite de l’exploitation forestière. Aujourd’hui l’économie de  la région est basée sur trois points : la pêche, l’industrie forestière et le tourisme.

Géographie

C’est une région étendue par rapport à ce dont nous avons l’habitude en France. Pour faire le tour complet, il faut compter 885 km. La route 132 permet de faire le tour. Elle longue le bord du mer la plupart du temps. J’ai pris cette route Sainte-Flavie et Sainte-Anne-des-Monts. C’est vraiment très beau. Il y a plein de petits villages et une côte très découpée. Je me suis arrêtée dans plusieurs d’entre eux pour manger au bord de l’eau.

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J’ai vu une chose vraiment étrange d’ailleurs. Dans plusieurs villages, les boites aux lettres des maisons ne se trouvaient pas du même côté que la maison. Il y avait l’eau, un bout de terre, les boites aux lettres, la route et les maisons de l’autre côté !! Mais pourquoi, est ce une autre invention de Numérobis (on en reparle dans un autre article). J’ai vérifié le camion du facteur et vraiment je n’ai pas trouvé la réponse.

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Vous suivez encore la côté jusqu’à Gaspé pour randonner sur le bout du bout. Il vous suffit ensuite d’une centaine de kilomètre pour rejoindre Percé et la fameuse roche, endroit le plus connu de Gaspésie. Dépêchez vous de lui rendre visite, elle ne sera là encore que pendant 300 ans !! La route côtière se termine à Matapédia. Vous pourrez vous arrêter sur le chemin pour visiter le parc national de Miguasha, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, pour l’abondance des espèces découvertes et la qualité de leur fossilisation. Vous finirez votre périple en revenant à votre point de départ en passant par Amqui. J’ai choisi de ne pas effectuer le tour car en 5 jours cela faisait beaucoup trop de kilomètres sans pouvoir visiter vraiment. J’ai décidé de me concentrer sur le parc national de la Gaspésie.

Au retour, je me suis arrêtée à Exploramer, un musée-aquarium-centre de recherche, sur l’univers marin et plus précisément sur le golfe du Saint-Laurent. C’était plutôt intéressant surtout l’exposition sur les requins. On reparlera des requins quand je serai en Polynésie ;-).

 

 

Parc national de la Gaspésie

Informations générales

Dans cette belle région, au centre, se situe le parc national de la Gaspésie. C’est un parc exclusivement terrestre. C’est un parc très étendu (le deuxième du Québec), il fait 800 km². Il est principalement montagneux avec 25 sommets entre 1000 et 1270m. Il est entouré des réserves fauniques de Matane et des Chic-Chocs. C’est le seul parc où l’on peut observer les trois espèces de cervidés emblématiques du Québec : l’orignal qui est le plus présent, le cerf de Virginie et le caribou dont nous allons parler plus loin.

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Non vous ne rêvez pas! C’est bien un orignal sur le panneau, tellement plus funky que notre traditionnelle biche (ne vous inquiétez pas, ils l’ont aussi celle là).

Comme tous les parcs nationaux au Québec (et je pense au Canada), l’entrée est payante. Soit à la journée pour 8,60$, soit à l’année, soit par le pass annuel pour l’ensemble des parcs. Ces sommes servent à payer les employés des parcs et à des programmes de préservation de l’environnement. Vous pouvez loger dans le parc en camping comme moi ou dans l’hôtel-gîte. Je ne peux vous parler que du camping et vous faire la comparaison avec mon expérience dans les parcs de Californie du Nord et Arizona. La location des emplacements est bien plus cher, deux fois plus que au Grand Canyon pour les mêmes services. Il faut savoir qu’il y a des douches dans les campings mais elles sont payantes, ici 1$ pour 4 minutes. Ce principe s’applique à l’ensemble des parcs que j’ai pu visiter. Cela est fait pour limiter la consommation d’eau car c’est une ressource précieuse.

 

Chute de la rivière Sainte Anne

Les caribous du parc sont les derniers représentants de leur sous espèce. Il y a énormément de caribous au Nord du fleuve Saint-Laurent. Au Sud du fleuve, il persiste une petite horde d’environ 50-100 individus qui logent dans le parc national de la Gaspésie. Comme ils sont isolés de leurs congénères du Nord depuis longtemps, ils n’ont pas tout à fait les mêmes caractéristiques génétiques. La plus marquante est la taille de leurs bois, qui sont plus petits car ils vivent dans des forêts assez basses. Le parc a un important programme de préservation pour ces animaux : dé-morcellement des forêts, évacuation des nuisibles (principalement le coyote), informations des visiteurs, préservation des périodes d’accouplement et de mises bas par l’interdiction de visite des zones concernées pendant ces périodes.

Le Mont Jacques Cartier

Venons en au vif du sujet, ma grande aventure de la journée du mercredi 26/09/2018. Celle-ci a débuté au milieu de la nuit par une sensation d’humidité. J’avais bien entendu la pluie tomber fort mais j’étais loin de me douter que ma tente était devenue une piscine! Heureusement pour moi, le matelas a absorbé la quasi totalité de l’eau qui était là. Le duvet était à peine humide. Mon pantalon de rando bien mouillé. Le sac avec mon ordinateur et les livres de voyages commençait à prendre l’eau. Conclusion, une partie petite partie de mes affaires étaient mouillées. Si cela ne suffisait pas, la pluie continuait de tomber. Abandon de la tente et du matelas, au profit de la voiture. Mes affaires ont réussi à sécher à l’exception de mes chaussures qui ont subit la sortie dans les flaques de la bâche. La journée était plutôt mal partie et la motivation n’était pas au rendez-vous. Heureusement, le matin des âmes généreuses m’ont redonné du courage (dont une petite Louise).

Me voilà partie pour 40 km de piste, pour arriver au pied de la randonnée du Mont Jacques Cartier. Celui-ci est le deuxième sommet le plus élevé du Québec 1268m. Sur le chemin, j’ai croisé un caribou !! Je n’ai pas eu le temps de le prendre en photo car il a fuit en entendant la voiture.  Il n’y a pas grand chose d’intéressant à voir sur la piste à part de jolie rivière.

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A l’arrivée, le désert! Il y avait la voiture de la personne du parc et moi. Heureusement, d’autres personnes sont arrivées. Nous voici donc à 5 et le chauffeur, pour prendre la navette qui nous emmène  au pied de la randonnée. Et là à la moitié du chemin, un arbre en plein milieu de la route. Ni une ni deux, nous voilà tous dehors à soulever un arbre d’environ 10m pour dégager un passage pour la navette. Ah quand c’est mal parti, c’est mal parti !! On a quand même réussi à dégager un espace suffisant pour continuer notre chemin.

A l’arrivée, une éclaircie nous redonne la motivation nécessaire pour commencer la randonnée de 8,5km (aller-retour) et 450m de dénivelé positif. Le chemin était très joli mais il ressemblait plus à une rivière qu’à une chemin vu la pluie qui était tombée. Tant bien que mal, je suis arrivée à 1,5km du sommet sans mouiller les chaussures. Je suis descendue voir le lac à René. Là, il commençais à y avoir des bourrasques et de la pluie. Sous ce temps, le paysage était magnifique.

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J’ai continué ma randonnée vers le sommet. Et là, un caribou !! Bon toujours pas de photo, le temps de sortir l’appareil photo qui était au fond de la poche de ma veste caché sous le poncho, il avait déjà pris la poudre d’escampette. A partir de ce moment là, c’était le neuvième cercle de l’enfer de Dante. Du vent à 70 km/h, de la pluie, de la grêle et bien sûr le tout bien en face !! A partir de ce moment là, j’ai donné de ma personne pour vous livrer la photo de couverture, celle du sommet !!

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Le dernier kilomètre a été bien éprouvant. Le poncho a fini en lambeau à cause du vent, dans mes chaussures c’était la piscine, mon pantalon c’est comme si j’avais pris la douche avec, seule la veste a tenu bon et n’a pas trop pris l’eau. Arrivée au sommet, j’ai trouvé refuge dans l’abri Eole (on a bien compris l’origine de son nom!) avec deux autres des fous qui ont entrepris la randonnée ce jour. Au final, nous avons été 7, a qui il manque une case, à nous retrouver dans cet abri le temps de manger pour retrouver des forces. Le retour fût tout aussi dantesque mais dans le dos donc cela était un peu moins difficile. A l’arrivée, le chauffeur nous informe que le climat du sommet du mont Jacques Cartier est similaire à celui de l’Arctique ! On en a bien fait l’expérience ce jour-là.

J’aurai dû vous livrer un autre article sur le Mont Albert, mais la météo a eu raison de moi. Il a encore plus toute la nuit, j’ai dormi dans la voiture et le lendemain matin, plus de pluie mais encore des gros nuages noirs. Ne vous en faites pas, je m’éclate quand même. D’autres articles s’en viennent dans le weekend pour vous parlez du reste de ma semaine et de la vie locale.

Bon vent (enfin pas trop quand même) !!

 

3 commentaires sur « Parc national de la Gaspésie – Mont Jacques Cartier »

  1. Bonjour Alizée,
    Ces quelques jours d’hiver tu les apprécieras quand tu seras en Polynésie avec des températures dans les 30° et du soleil en permanence à part quelques pluies tropicales.
    Bisous
    Françoise

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  2. Boite a lettres .
    Règlement sur les boites a lettres an Canada .

    http://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/DORS-83-743/TexteComplet.html

    16 La boîte aux lettres rurale doit :
    a) être installée du côté droit du chemin, selon la direction prise par le facteur rural, à un endroit où celui-ci peut l’atteindre et y prendre ou y déposer le courrier sans avoir à descendre de sa voiture et sans entraver la circulation des piétons ou des autres véhicules;

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  3. Ma pauvre! Tes aventures commencent bien… Heureusement que tu croises des caribous et que les paysages sont beaux parce que pour un début de périple, ça ne donne pas envie ^^’

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